Il y a une différence entre les fournisseurs (ceux qui organisent
les voyages), et les distributeurs (ceux qui les vendent au public) de produits
touristiques. On appelle les premiers tour-operators (tour-opérateurs), ou TO pour faire
plus d'jeun's. Les seconds sont des agences de voyages qui parfois se limitent à un
central téléphonique, voire des sites Internet.
Mais pour le grand public, la différence ne saute pas aux yeux, ce qui est somme toute
normale tant ces deux catégories se ressemblent. Certains TO possèdent quelques points
de vente, et les agences de voyages sont habilitées à organiser des voyages. Agences et
TO sont les deux faces d'une même pièce et tout aussi nécessaire l'un que l'autre à
l'industrie du tourisme. Toutefois, les nouvelles technologies aidant, il y de grandes
chances pour que demain la donne vienne à changer.
Les
agences de voyages
> Indépendantes ou faisant partie d'un réseau (Afat, Selectour en
indépendants, Wagons lits, Havas, pour les franchisés), elles sont 5.000 en France.
> Si la billetterie (aérienne ou ferroviaire) constitue leur
principal fond de commerce, vous pouvez également par leur intermédiaire, louer une
voiture, réserver une chambre d'hôtel, voire prendre une assurance annulation. Elles
sont par ailleurs le principal canal de vente des séjours à forfaits et des circuits des
Tour-operators. Hormis pour certaines comme Nouvelles frontières qui pratiquent la vente
en exclusivité.
> Le choix des voyagistes proposés par les agences de voyages est
très variable. De, comme nous l'avons dit plus haut, l'exclusivité façon Nouvelles
Frontières, au multi-carte comme Havas (60 à son actif), la palette est large, et le
choix d'autant plus difficile. Il vous faut quand même savoir que les TO référencés
dans les agences de voyages, ne sont pas tous logés à la même enseigne. En fonction du
pourcentage versé, des rapports entretenus avec le TO, ou pour toute autre raison, telle
agence de voyages sera plus enclin à vous proposer tel ou tel Tour-Operator. Les autres
enseignes étant là pour faire "briller la vitrine". Cette pratique est
d'autant plus courante que les TO versent une surcommission à l'agence (plus
généralement au vendeur ou à la vendeuse), passé un certain volume de ventes. De là
à penser que certaines agences vous "forcent" un peu la main en vous proposant
un Tour-Operator plutôt qu'un autre (dans votre seul et unique intérêt bien sur), dans
le but d'empocher cette surcommission........ D'autant que selon certaines statistiques
80% des gens qui rentrent dans une agence de voyages ne savent pas avec quel TO ils
veulent partir....... Non, n'ayons pas de si mauvaises pensées, et faisons confiance à
la générosité naturelle de l'homme, et à son plus profond désintéressement.
Les
voyagistes
> Bien que d'eux dépend la qualité de votre voyage, ils sont
méconnus du grand public.
> Des grands Tour-Operators envoyant leurs millions de touristes à
travers le Monde, à la petite structure qui promène son petit millier de
voyageurs sur ses chemins de traverse, la palette est large. Les grands TO, allemands ou
anglais pour la plupart, appliquent des méthodes de type industrielles. Moult places
d'avions et de chambres d'hôtel réservés à l'avance, ce qui permet d'abaisser leur
coût, sur des destinations "à prix cassés" (Tunisie, Turquie...). Avec
l'ouverture à l'Europe, il faudra d'ailleurs certainement s'attendre à l'arrivée en
France des ces mastodontes du tourisme. Que restera t'il alors à nos "géants"
franco-français. Faire des alliances, se laisser "manger" par plus gros, ou
comme le font déjà certains se spécialiser sur des destinations ou des thèmes.
Peut-être les verrons nous aussi, offrir à leurs clients des "niches"
touristiques loin des sentiers battus, sur des destinations rares, avec des thèmes
inédits.
La
vente
> Tout le monde n'est pas habilité à vendre des voyages. La loi
n°92-645 du 13 juillet 1992 (JO.O. du 14 juillet 1992), et son décret d'application
(J.O. du 17 juin 1994), définit le cadre juridique auxquel les sociétés de tourisme
sont soumises. Cette loi qui s'inspire d'une directive européenne, tend à unifier les
réglements des états membres de l'Union Européenne, et à offrir une meileure
protection au consommateur. Elle s'applique à tous les canaux de vente, que ce soit en
agence, par télé-achat, par téléphone ou sur le net.
> Cette législation prévoit que, sauf cas de force majeur, c'est
toujours le vendeur qui est responsable du voyage. Même dans le cas de prestations
sous-traitées. Une responsabilité trop lourde aux yeux des professionnels qui demande de
façon incessante la révision de cette loi.
> Pour vendre des voyages, il faut être titulaire d'une autorisation
administrative d'exercer (licence), délivrée par la préfecture. Il faut d'autre part
souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle, qui permet entre autres le
rapatriement des touristes en cas de pépin grave. Il faut également
souscrire une garantie financière, afin, en cas de faillite, d'éviter de laisser ses
clients coincés à l'autre bout de la planète.
> La plus sûre, et par ailleurs la plus répandue, est celle de l'APS
(Association Professionnelle de Solidarité). Elle assure une garantie totale des fonds
déposés. En cas de faillite de votre agence de voyage ou de votre TO, vous ne risquez
pas de vous retrouver en rade au fin fond du globe. L'APS prend tous les frais, de
rapatriement ou autre, à sa charge, même si ces frais dépassent la garantie financière
souscrite.
> Les associations de tourisme doivent également posséder un
agrément, de même que les offices du tourisme locaux et les syndicats d'initiative.
> Les autocaristes, les hôtels et les résidences de loisir doivent
eux aussi posséder une habilitation, mais pour eux les contraintes de responsabilité
civile professionnelle et les garanties financières sont allégées.
> Attention, le numéro de ces agréments doit figurer sur tous les
documents que vous fournirons ces entreprises.
|