Parmi les quelques 50 000 espèces de coquillages recensées dans le
monde, les cônes sont sans doute celle qui sont les plus attractifs. On les rencontrent
principalement dans la zone asie-pacifique, enfouis dans le sable parmi les coraux. Avec
leurs coquilles aux motifs géométriques, ses couleurs délicates et sa coquille qui
ressemble à de la porcelaine, ils attirent les récolteurs occasionnels, qui ne voient en
les pêchant, que l'opportunité de faire une jolie prise. Mais il faut être vigilant,
car les cônes ont en la particularité de posséder, dans leur grande majorité, un
appareil venimeux. Certaines utilisent un véritable dard venimeux pour capturer leurs proies.
Lorsqu'une proie est localisée et est suffisamment proche, une sorte de fléchette
empoisonnée est éjecté par la trompe et vient frapper la victime. La composition
chimique du venin est assez proche de celle du curare. Il entraîne une paralysie
partielle ou totale de la victime en touchant les centres nerveux.
Des espèces dangereuses
> En fonction de leurs habitudes alimentaires les cônes peuvent être
classés selon trois grands groupes : Les espèces qui se nourrissent de vers qu'elles
trouvent dans le sable, celles se nourrissant de mollusques (et parfois même leur propres
congénères) et enfin celles qui se nourrissent de poissons. C'est dans ces deux
dernières catégories que l'on trouve les espèces (une vingtaine) qui représentent un
danger pour l'homme. Comme pour d'autres prédateurs, aucune relation entre la taille du
spécimen et sa dangerosité n'a été prouvé, on sait toutefois que les piqûres sont
d'autant plus graves que l'animal n'a pas eu de proie depuis longtemps. A cet instant, la
quantité de venin disponible est alors maximale.
> Le cône dispose de plusieurs dizaines de dards venimeux, il peut
donc piquer à plusieurs reprises. La victime ressent d'abord une vive douleur, puis une
paralysie progressive pouvant entraîner la mort dans un délai de 2 à 6 heures.
Précautions
> Si vous recherchez des coquillages ou des cônes, il vous faudra
respecter certaines règles de prudence. Ne fouillez jamais dans le sable ou sous les
pierres à mains nues, mais utilisez des gants épais (de plongée par exemple). Ils
pourront par la même occasion, dans une certaine mesure, vous protéger d'autres
mauvaises surprises (vive, corail urticant, poisson pierre...).
> Lorsque vous trouvez un cône, saisissez le le coté le plus large
et ayez l'oeil sur lui, car certaines espèces sont très combatives, et ne se laissent
pas mettre dans un filet sans broncher. N'oubliez pas que leur dard peut transpercer le tissu
et le plastique.
> Quelle que soit l'espèce ramassée soyez prudent, car certaines
espèces considérées comme innoffensive, ne le sont que par manque de données quant à
leur comportement.
Pas d'antidote
> En cas de piqûre, restez
calme, et faites le moins de mouvements possible, afin de ralentir la dispersion du venin
dans le sang, et prévenez les secours.
> Gardez le cône qui vous a piqué pour le montrer aux médecin.
> Il n'existe pas d'antidote connu au venin des cônes. Le traitement
est donc symptomatique. Pour combattre la douleur, une injection d'analgésique est
recommandée.
> Un dispositif aspirant de type Aspivenin peut s'avérer efficace.
Tachez d'en avoir un sur vous quand vous allez à la pêche aux cônes dans les mers
chaudes.
| Quelque soit la douleur ressenti, même si elle vous paraît
bégnine, consultez un médecin. |
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